Bouillon blanc | Verbascum thapsus L.

Bouillon blanc – Une tige, un flambeau

Le bouillon blanc ou grande molène est une plante qui figure parmi les espèces médicinales les plus anciennement reconnues. Hippocrate puis Dioscoride décrivaient déjà ses vertus astringentes, cicatrisantes et expectorantes il a plus de 2000 ans !

Ses fleurs et ses feuilles peuvent être utilisées en infusion pour soulager les maux de gorge et les troubles respiratoires. Les propriétés émollientes et adoucissantes sont liées à la présence de mucilages et de saponosides. D’autres substances actives contenues dans les feuilles, comme le verbascoside, ont des effets anti-inflammatoires. En compresse ou en pommade, le bouillon blanc permet également d’apaiser les brûlures ou de résorber les petites hémorroïdes et infections cutanées.

Le cycle du bouillon-blanc est bisannuel. La première année, on observe une rosette de grandes feuilles épaisses recouvertes d’un duvet blanc. La seconde année après une dormance hivernale, une impressionnante tige ramifiée se développe, pouvant atteindre jusqu’à 2 mètres de haut. Cette hampe dressée porte des fleurs jaunes regroupées en épi terminal, chacune ne s’ouvrant que quelques heures le même jour. Toutes les parties de la plante sont douces et duveteuses, offrant refuge à de nombreux insectes.

Au Moyen-Age, les tiges du bouillon blanc étaient enduites de graisse ou de poix et servaient de flambeau, d’où son surnom « Cierge de Notre-Dame ». On l’appelle aussi « Herbe de Saint-Fiacre », « Herbe à chandelle » ou encore « Queue de loup » car la légende raconte qu’avant de partir en forêt pour traquer les loups, les villageois dissimulaient dans leur poche une pièce enveloppée dans une feuille de bouillon blanc, pour se protéger.

Verbascum thapsus L. (Scrophulariaceae)

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